Speed Ecom Outils

Générateur 2026, droit français

Les cinq pages légales de ta boutique, adaptées à ta situation

Réponds au questionnaire, les documents s'écrivent au fur et à mesure : mentions légales, conditions générales de vente, politique de confidentialité, politique de retour et de rétractation avec le formulaire type, politique de cookies.

Tout se passe dans ton navigateur. Aucune de tes réponses n'est envoyée nulle part, sauf si tu demandes toi-même à recevoir le résultat par email en bas de page.

Le point sur lequel presque tous les modèles trouvés ailleurs sont périmés. La plateforme européenne de règlement en ligne des litiges, souvent appelée RLL ou ODR, a cessé de fonctionner le 20 juillet 2025, à la suite du règlement (UE) 2024/3228 qui abroge le règlement (UE) 524/2013. Pendant des années, les modèles de CGV ont imposé d'insérer un lien vers cette plateforme. Ce lien est aujourd'hui un lien mort : il n'apporte plus rien au consommateur, il signale un document non tenu à jour, et il donne une information fausse sur les recours disponibles. Les documents générés ici ne le contiennent pas. Si tes CGV actuelles renvoient encore vers ec.europa.eu, retire ce paragraphe et remplace-le par les coordonnées de ton médiateur de la consommation, qui reste, lui, une obligation.
Pourquoi les modèles générés par Shopify ne suffisent pas. Les modèles proposés dans Paramètres puis Politiques sont des textes génériques de droit anglo-saxon traduits. Ils ne contiennent ni les mentions d'identification exigées par la loi pour la confiance dans l'économie numérique, ni l'information sur les garanties légales de conformité et des vices cachés, ni les coordonnées d'un médiateur de la consommation, ni le formulaire type de rétractation. Les publier tels quels ne met pas une boutique française en conformité.

1. Le questionnaire

Six étapes. Chaque question sert à écrire une phrase précise dans au moins un des cinq documents. Ta saisie reste dans l'onglet tant que tu ne le fermes pas, tu peux revenir en arrière sans rien perdre.

Étape 1 sur 60 % complété

Ton entreprise

Ces informations forment le bloc d'identification exigé par la loi pour la confiance dans l'économie numérique. C'est le manquement le plus simple à constater sur une boutique, et le plus lourdement sanctionné.

Elle commande tout le reste : une micro-entreprise n'a pas de capital social et s'identifie par le nom de la personne, une société doit afficher son capital et son numéro d'immatriculation au registre du commerce. Se tromper ici produit des mentions légales fausses, donc inopposables.

Pour une société, la dénomination exacte de l'extrait Kbis. Pour une micro-entreprise, le nom commercial de la boutique si tu en as un : ton identité légale reste ton nom et ton prénom, et les deux apparaîtront dans les documents.

Le représentant légal. Il devient aussi, par défaut, le directeur de la publication du site, une mention obligatoire que presque personne n'affiche.

Une adresse postale complète et réelle. Une boîte postale ou une adresse à l'étranger sans établissement en France attire immédiatement le contrôle. Si tu es domicilié chez toi, c'est cette adresse qui doit figurer, ou celle de ta société de domiciliation.

Neuf chiffres pour le SIREN, quatorze pour le SIRET. Sans ce numéro, ton acheteur ne peut pas vérifier qui tu es, ce qui est exactement ce que la loi cherche à empêcher.

Si c'est le cas, tu n'as pas de numéro de TVA intracommunautaire à afficher et tes documents porteront la mention exacte : TVA non applicable, article 293 B du code général des impôts. Décoche si tu es assujetti.

Ton site et tes contacts

L'acheteur doit pouvoir te joindre sans effort et savoir qui héberge le site. Un numéro surtaxé pour le service client est explicitement interdit.

L'adresse publique de ta boutique, pas l'adresse d'administration. Elle est reprise en tête de chaque document.

Une adresse relevée tous les jours. C'est elle qui reçoit les demandes de rétractation, les réclamations et les demandes d'exercice des droits sur les données, auxquelles tu dois répondre sous un mois.

Un numéro non surtaxé. La fiche de la DGCCRF sur le dropshipping cite nommément les numéros surtaxés parmi les pratiques prohibées.

C'est la personne responsable du contenu publié sur le site. Dans une petite structure, c'est le dirigeant. Laisse vide pour reprendre le nom saisi à l'étape 1.

Si ta boutique tourne sur Shopify, c'est Shopify qui héberge. Sur WooCommerce, c'est ton prestataire d'hébergement. Cette mention est obligatoire et elle est presque toujours oubliée.

Recopie-la depuis les mentions légales de ton hébergeur, jamais de mémoire. Une adresse inexacte est aussi gênante qu'une adresse absente.

La fiche officielle sur le site d'une société le demande. Si ton hébergeur ne publie pas de numéro, laisse vide : la place sera surlignée pour que tu ailles le chercher.

Ton activité et tes produits

Cette étape décide des exceptions au droit de rétractation qui figureront dans tes documents. C'est le point où les modèles génériques deviennent dangereux : ils listent toutes les exceptions du code, y compris celles qui ne te concernent pas, ce qui laisse croire à ton client qu'il n'a pas de droit de retour.

Elle apparaît dans les mentions légales et dans l'objet des conditions générales. Reste factuel : c'est un document juridique, pas une page de vente.

Liste les familles de produits, pas ton catalogue. Ce texte sert à décrire les caractéristiques essentielles des biens dans les conditions générales.

Coche uniquement les cas qui existent réellement dans ton catalogue. Ces exceptions viennent de l'article L221-28 du code de la consommation. Une exception invoquée à tort est une clause abusive, réputée non écrite, et te prive de toute protection.

Alcool, tabac, produits de santé, optique, compléments alimentaires, cosmétiques, armes, produits vétérinaires. Dans ce cas, les mentions légales doivent citer les règles professionnelles applicables et l'autorité qui a délivré l'autorisation.

Livraison, retours et garantie

Un délai annoncé et non tenu est une pratique commerciale trompeuse. À l'inverse, un délai annoncé et tenu est ce qui fait tomber la moitié des litiges avant qu'ils ne commencent.

Si tu ne livres qu'en France, tes documents ne doivent pas parler de litiges transfrontaliers ni de TVA du pays de destination. Si tu livres dans l'Union, ils doivent mentionner les Centres européens des consommateurs.

Ils apparaissent dans l'article livraison et dans la liste des destinataires de tes données clients : une adresse postale transmise à un transporteur est un transfert de données personnelles.

Entre la commande et la remise au transporteur.

Après expédition.

Sois sincère, pas optimiste. À défaut d'indication de date ou de délai, la loi impose une livraison sous trente jours au maximum après la conclusion du contrat. Si ton total dépasse trente jours, les documents le signaleront.

Les frais de retour sont à la charge du consommateur uniquement si tu l'en as informé avant la commande. Si l'information manque, ils sont à ta charge, sans discussion possible. Cette réponse écrit la phrase qui te protège.

Laisse à zéro si tu n'en proposes aucune, ce qui est le cas le plus fréquent et le plus prudent. Une garantie commerciale est facultative, mais dès qu'elle est annoncée elle t'engage, et elle doit indiquer expressément qu'elle ne remplace pas les garanties légales.

Paiement

Les moyens de paiement acceptés font partie de l'information précontractuelle obligatoire. Le prestataire de paiement, lui, est un destinataire de données personnelles à déclarer.

C'est lui qui traite les données de paiement. Tu ne dois jamais stocker toi-même de numéro de carte : les documents générés le disent explicitement, parce que c'est une question fréquente des acheteurs.

Données, traceurs et médiation

Les cookies sont le premier motif de sanction de la CNIL. L'absence de médiateur de la consommation est, elle, un manquement immédiatement constatable sur ton site.

Il devient un sous-traitant au sens du RGPD, avec un contrat à signer. Depuis la recommandation de la CNIL du 14 avril 2026, les pixels de suivi d'ouverture placés dans tes emails relèvent en principe du consentement : tes documents doivent en parler.

Google Analytics 4 en configuration standard n'est pas exempté de consentement. Seule une mesure d'audience strictement limitée, sans recoupement ni transmission à des tiers, peut l'être.

Chacun de ces traceurs exige un consentement préalable et explicite. Rien ne doit se déposer avant le clic sur le bouton d'acceptation.

Depuis le 1er janvier 2016, tout professionnel qui vend à des consommateurs doit garantir l'accès gratuit à un médiateur, l'avoir désigné par convention avant tout litige, et publier ses coordonnées. Tant que cette case reste cochée, les documents porteront un emplacement surligné, impossible à manquer.

2. Tes cinq documents

Ils se réécrivent à chaque réponse. Les passages surlignés en jaune sont les endroits que toi seul peux remplir : ne publie jamais un document qui en contient encore.

Mentions légales

Tu veux recevoir tes cinq documents par email ?

On t'envoie le fichier complet, la liste des emplacements qu'il te reste à compléter, et le rappel de l'endroit exact où coller chaque document dans Shopify. Rien n'est envoyé tant que tu n'as pas cliqué.

Où coller chaque document dans Shopify ?

Shopify range les politiques dans Paramètres puis Politiques. Les liens des politiques enregistrées à cet endroit sont ajoutés automatiquement au pied de page des pages de paiement, et la politique de retour apparaît sur la page de vérification de la commande. Les pages libres, elles, se créent dans Contenu puis Pages, et se rattachent au menu du pied de page dans Contenu puis Menus.

DocumentEmplacement exact dans ShopifyÀ vérifier après collage
Mentions légales Paramètres, Politiques, champ Mentions légales. Si le champ n'apparaît pas dans ton interface, crée une page dans Contenu, Pages, intitulée Mentions légales. Le lien doit être présent dans le pied de page de toutes les pages, y compris le tunnel de commande. Le critère légal est un accès facile, direct et permanent.
Conditions générales de vente Paramètres, Politiques, champ Conditions générales d'utilisation, appelé aussi Conditions de service. Ajoute au tunnel de commande une case à cocher décochée par défaut, distincte de la case newsletter. Elle n'est pas imposée par la loi mais c'est ton seul moyen de prouver l'acceptation.
Politique de confidentialité Paramètres, Politiques, champ Politique de confidentialité. Vérifie que la liste de tes sous-traitants correspond à tes applications réellement installées. Une application désinstallée doit sortir du document, une application ajoutée doit y entrer.
Politique de retour et de rétractation Paramètres, Politiques, champ Politique de retour et de remboursement. Le formulaire type de rétractation doit rester accessible. Colle-le à la fin de la politique et, si tu le peux, propose-le aussi en pièce jointe de l'email de confirmation de commande.
Politique de cookies Contenu, Pages, nouvelle page intitulée Politique de cookies. Puis Contenu, Menus, menu Pied de page, ajouter le lien. Le lien doit aussi figurer dans ta bannière de consentement, avec un accès permanent au paramétrage pour permettre le retrait du consentement.
Les cinq documents ne suffisent pas à eux seuls. Trois réglages comptent autant qu'eux, et ils ne se règlent pas dans une page de texte : une bannière de consentement où refuser demande le même nombre de clics qu'accepter, des pixels publicitaires qui ne se déclenchent qu'après le consentement, et un bouton de validation de commande qui porte une mention explicite d'obligation de paiement. Le premier motif de sanction de la CNIL en 2025 a été le dépôt de traceurs sans consentement valable, avec vingt et un organismes sanctionnés.

Comment relire tes documents avant de les publier

Commence par les passages surlignés

Un emplacement surligné est une information que l'outil ne peut pas inventer sans risquer d'écrire une fausse déclaration : la ville de ton greffe, le téléphone de ton hébergeur, les coordonnées de ton médiateur, la réglementation applicable à un produit réglementé. Publier un document avec un passage entre doubles crochets est pire que ne rien publier, parce que cela prouve que le texte n'a pas été relu. Le compteur du panneau de droite affiche en permanence combien il t'en reste.

Vérifie que les exceptions de rétractation correspondent à ton catalogue

Le droit de rétractation de quatorze jours est d'ordre public : il ne se réduit pas, ne se conditionne pas et ne se remplace pas par un avoir. Les seules limites sont les exceptions prévues par le code de la consommation, et elles s'apprécient produit par produit. Une boutique qui vend des tapis de yoga et des compléments alimentaires n'exclut que les compléments alimentaires, pas les tapis. Écrire une exception qui ne s'applique pas à un produit revient à insérer une clause abusive, réputée non écrite, et fait tomber la protection sur toute la ligne.

Contrôle la cohérence entre ce que tu écris et ce que tu fais

Le document dit qui paie les frais de retour, sous quel délai tu livres, sous quel délai tu rembourses. Ces phrases deviennent contractuelles au moment où le client valide sa commande. Un engagement commercial annoncé publiquement, comme un bandeau qui promet des retours gratuits pendant soixante jours, devient opposable même s'il n'est écrit nulle part dans les conditions générales, et son non-respect peut être qualifié de pratique commerciale trompeuse. Le facultatif devient obligatoire dès qu'il est promis.

Fais attention aux délais que tu annonces

À défaut d'indication d'une date ou d'un délai de livraison, la loi impose la livraison dans un délai maximal de trente jours suivant la conclusion du contrat. Annoncer un délai que tu ne tiens pas est visé explicitement par la DGCCRF, en particulier dans sa fiche sur le dropshipping. Il vaut infiniment mieux annoncer un délai large et le tenir qu'un délai court et le manquer : le premier fait perdre quelques ventes, le second produit des litiges, des impayés et des signalements.

Sur le remboursement, les retards se paient

Le remboursement d'une rétractation intervient dans les quatorze jours suivant la date à laquelle tu es informé de la décision du client, par le même moyen de paiement que celui utilisé pour la commande, sauf accord exprès contraire. Il porte sur le prix et sur les frais de livraison standard initialement facturés, mais pas sur le surcoût d'une livraison express que le client aurait choisie. En cas de retard, l'article L242-4 du code de la consommation majore automatiquement les sommes dues : le taux d'intérêt légal jusqu'à dix jours de retard, puis cinq pour cent entre dix et vingt jours, dix pour cent entre vingt et trente jours, vingt pour cent entre trente et soixante jours, et cinquante pour cent entre soixante et quatre-vingt-dix jours.

Ce que la page de cookies ne peut pas régler à ta place

Une politique de cookies décrit ce que tu déposes, pourquoi, et comment revenir sur son choix. Elle ne remplace pas le mécanisme de recueil du consentement. Rien ne doit se déposer avant le clic, refuser doit être aussi simple qu'accepter, les cases doivent être décochées par défaut, le choix doit pouvoir se faire finalité par finalité, et le retrait doit rester accessible en permanence. La CNIL recommande de conserver le choix, accord comme refus, pendant six mois pour ne pas resolliciter le visiteur en boucle. Un cookie wall qui conditionne l'accès au site à l'acceptation est interdit.

Questions fréquentes

Faut-il encore mettre le lien vers la plateforme européenne de règlement des litiges ?

Non, et c'est même à retirer. La plateforme européenne de règlement en ligne des litiges a cessé de fonctionner le 20 juillet 2025, à la suite du règlement (UE) 2024/3228 qui abroge le règlement (UE) 524/2013. Les consommateurs sont désormais orientés vers le portail Consumer Redress de la Commission, qui recense les entités de règlement des litiges des États membres, et vers Your Europe. Beaucoup de modèles de CGV en circulation contiennent encore ce lien : c'est aujourd'hui un lien mort, et le conserver signale un document qui n'a pas été mis à jour depuis plus d'un an. L'obligation qui demeure, elle, est celle de désigner un médiateur de la consommation et de publier ses coordonnées.

Les modèles générés par Shopify suffisent-ils pour une boutique française ?

Non. Ce sont des modèles génériques de droit anglo-saxon traduits. Ils ne contiennent pas les mentions d'identification exigées par la loi pour la confiance dans l'économie numérique, pas l'information sur la garantie légale de conformité ni sur la garantie des vices cachés, pas les coordonnées d'un médiateur de la consommation, et pas le formulaire type de rétractation. Ils sont un point de départ de mise en page, pas un document conforme. Le défaut de mentions d'identification est puni d'un an d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende pour une personne physique, 375 000 euros pour une personne morale.

Suis-je vraiment obligé d'adhérer à un médiateur de la consommation ?

Oui, depuis le 1er janvier 2016. Tout professionnel qui vend à des consommateurs doit garantir à ceux-ci l'accès gratuit à un dispositif de médiation. Deux obligations en découlent : désigner un médiateur inscrit sur la liste officielle établie par la Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation, en concluant une convention avec lui avant tout litige, puis communiquer son nom, son adresse postale et l'adresse de son site de manière visible et lisible, sur le site, dans les conditions générales et sur les bons de commande. L'information doit être donnée deux fois : avant la conclusion du contrat, et de nouveau après le rejet d'une réclamation. La médiation est gratuite pour le consommateur et à la charge du professionnel. Le défaut d'information sur le médiateur est puni d'une amende administrative de 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale.

Quelles mentions légales pour une micro-entreprise ?

Nom et prénom de l'entrepreneur, adresse, numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, numéro de TVA intracommunautaire le cas échéant, coordonnées de contact, et informations sur l'hébergeur du site. Une micro-entreprise n'a pas de capital social : afficher un capital est une erreur qui se repère immédiatement. En franchise en base de TVA, il n'y a pas de numéro de TVA intracommunautaire à afficher, et la mention exacte à porter est : TVA non applicable, article 293 B du code général des impôts. Le générateur de cette page retire automatiquement ces deux lignes lorsque tu déclares être une micro-entreprise en franchise.

À partir de quand courent les quatorze jours de rétractation ?

Pour une vente de biens, à compter de la réception du bien par le consommateur ou par un tiers qu'il a désigné, autre que le transporteur. Pour une prestation de services, à compter de la conclusion du contrat. Pour une commande livrée en plusieurs fois, à compter de la réception du dernier bien. Le délai court à partir du lendemain de l'événement déclencheur. Si le vendeur n'a pas correctement informé le consommateur de son droit, le délai est prolongé de douze mois à compter de l'expiration du délai initial, soit douze mois et quatorze jours. Si le professionnel régularise l'information en cours de période, un nouveau délai de quatorze jours court à compter de la régularisation.

Puis-je refuser un retour si l'emballage a été ouvert ?

Non, sauf si le produit relève d'une exception légale, par exemple un bien descellé qui ne peut être renvoyé pour des raisons d'hygiène ou de protection de la santé, ou un logiciel descellé. Pour tous les autres produits, le consommateur a le droit d'essayer le bien comme il l'aurait fait en magasin. Écrire dans ses conditions générales que les retours ne sont acceptés que sur un emballage non ouvert, pour un produit non exempté, est une clause abusive, réputée non écrite. Ce que le vendeur peut faire, en revanche, c'est engager la responsabilité du consommateur pour la dépréciation du bien résultant de manipulations qui vont au delà de ce qui est nécessaire pour établir sa nature, ses caractéristiques et son bon fonctionnement.

Qui paie les frais de retour d'une rétractation ?

Le consommateur, à condition que le professionnel l'ait informé avant la commande que ces frais restaient à sa charge. À défaut d'information préalable, ils sont à la charge du professionnel. C'est l'une des rares règles où une simple phrase manquante déplace un coût réel, commande après commande. Le remboursement, lui, porte toujours sur le prix du bien et sur les frais de livraison standard initialement facturés au client, le surcoût d'une livraison express choisie par le client n'étant pas dû.

Ces documents me mettent-ils en conformité une fois pour toutes ?

Non, et il faut être net là dessus. Ce sont des modèles de départ, adaptés aux réponses que tu as données, écrits à partir de sources officielles françaises et européennes. Ils ne constituent pas un conseil juridique, ils ne couvrent pas les cas particuliers, et ils ne remplacent pas la relecture d'un juriste, indispensable dès que l'activité prend de l'ampleur ou porte sur des produits réglementés. Ils ne traitent pas non plus la mécanique du site : bannière de consentement, déclenchement conditionné des pixels, libellé du bouton de paiement, récapitulatif avant validation, email de confirmation sur support durable, registre des activités de traitement, contrats de sous-traitance. Enfin, le droit bouge : la fermeture de la plateforme européenne de litiges en juillet 2025 et la recommandation de la CNIL sur les pixels de suivi dans les emails d'avril 2026 sont deux changements récents qui ont rendu périmés des milliers de documents publiés en ligne.

La conformité est le sol, pas le plafond

Des documents propres évitent des sanctions et désamorcent des litiges. Ils ne font pas vendre. Ce qui fait vendre, c'est une offre claire, une page produit qui convertit et une acquisition dont la marge tient. C'est ce qu'on travaille en accompagnement.

Voir la formation et le coaching Vérifier mes seuils

Les autres outils